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UN MOT POUR L’AFRIQUE EN CE JOUR DE MA NAISSANCE

Bonjour mes cher(e)s,

 

En ce jour, ma naissance ; encore un an de plus sur terre…que je me pose mille et une  seule question : Dois-je pleurer ou fêter  mon anniversaire au moment où le joli gâteau, le berceau de l’humanité ,l’Afrique et ses pays sont en feu et que ses fils sont téléguidés, découragés, fatigués, opprimés, abandonnés, chargés et courent pour le  suivisme au détriment de sa construction ?

 

A tous ceux et celles qui m’aiment et à mes semblables que j’ai offensés, trompés, blessés de par le passé, dépendamment ou non de ma volonté depuis mon enfance jusqu’à ce jour, qu’ils puissent m’en excuser.

En ce jour de mon anniversaire, j’ai un message important  pour le monde entier, spécialement pour l’Afrique et particulièrement pour ma nation.

Je m’inquiète beaucoup car j’ai du mal à comprendre pourquoi jusqu’à ce jour, l’Afrique et surtout sa jeunesse ne se retrouvent pas, nonobstant, les milliers d’intellectuels et les innombrables personnalités influentes que nous avons dans nos différents pays et partout à travers le monde entier, ne sont-ils pas suffisants pour le développement du continent ?

Il est regrettable qu’aujourd’hui au 21 siècle, les intellectuels, cadres  et leaders africains font face à la réalité des problèmes qui minent notre cher contient qui n’est autre que l’immigration, le chômage, les crises sociopolitiques, l’insécurité, l’impunité et la pauvreté, mais qui en font rien.

Je pleure parce que nous, fils d’Afrique, sommes  incapables de séparer le bien du mal, l’Indépendance de la colonisation, l’intégrité de la mauvaise-foi, la liberté de l’esclavage, le concret de l’imagination, la volonté du téléguidage, le socialisme de l’individualisme et le moral de l’immoral. Ces maux précités nous entraînent  dans la naïveté, l’ignorance, la famine, la pauvreté et la misère ambiante, détruisant la terre noire à coup de pillages et d’exploitations effrénés sous le regard complice de nos dirigeants et leaders néo-colons, poussant le continent à être un béni oui-oui.

Certes ces conditions ont paralysé l’Afrique et  ses fils déconnectés, dégoûtés et dépassés par les réalités sont à la quête d’une vie meilleure  dans l’eldorado, conduisant à la mort et à la perte de milliers de bras valides, de  cadres, qui peuvent travailler pour le décollage et l’émergence du continent et de ses pays.

Je me pose chacune de ces questions :

Comment en est-on arrivé là ?

Qui en est responsable ?

Où est-ce que la jeunesse Africaine a  failli ?

Où est-ce que la jeunesse togolaise a  failli ?

Où est-ce que les aînés ont failli ?

Que faut-il faire pour sortir des situations actuelles qui sont devenues un frein au développement et pour que cela n’arrive plus jamais dans nos pays ?

Une première  réponse s’est imposée :

Nous sommes tous responsables.

D’une façon ou d’une autre, de par notre participation active ou passive à la « chose publique », nous avons laissé la démocratie de nos pays s’effriter pour finalement n’être qu’un leurre. Une société civile fragilisée, un Etat affaibli, une crise scolaire récurrente, le chômage…bref, ont entrainé l’oubli, un instant de nos convictions démocratiques.

Interpellés par les événements, comme des milliers d’autres jeunes, une prise de conscience, non sans frustration,  nous a mis en face de notre propre insuffisance.

 

En ma personne de Président fondateur de l’association  Volontaire International pour la Vie Associative et Sociale-les Fermiers du Monde au TOGO, abrégée en VIVASFM TOGO, dont le but  est de faire comprendre que nous pouvons changer les choses et vivre autrement. Pour y arriver, nous devons savoir que :

Nous devons tous poser les fondations d’un nouveau paradigme pour que nos enfants puissent avoir de nouvelles bases pour leur avenir commun.

Nous devons tous laisser de côté ce qui nous divise, la politique, la religion, la culture, et autres pour aller de l’avant.

Nous devons tous savoir que nos oppresseurs ne font pas la différence

Nous devons tous comprendre  que, les grandes ambitions, les bonnes intentions et les slogans séduisants ne suffiront pas à réaliser des progrès.

Nous devons tous savoir que la voie du développement durable ne peut être pavée de demi-mesures.

Nous devons tous savoir qu’il  faut avant tout  des investissements judicieux et un engagement sans faille en faveur de la justice,  l’égalité sans distinction de sexes, d’âges, d’ethnies  ni de  races.

Nous devons tous savoir que si tous les citoyens du monde avaient la possibilité de réaliser leur potentiel, les pays connaîtraient la prospérité.

Nous devons tous savoir que la force d’une nation se trouve dans sa jeunesse, relève de demain ; alors toi « brave fils d’Afrique noire, sois ton propre modèle et un citoyen pour l’émergence de ta nation, l’avenir est certain, il y a encore de l’espoir pour l’Afrique ».

Il faut agir !

Il faut agir, parce que nous pensons que  nous pouvons faire autrement ;

Il faut agir parce que nous avons pris conscience de notre devoir envers nos pays,

Mais aussi de notre capacité d’améliorer les choses.

Bien que VIVASFM-TOGO se donne pour mission d’agir pour le développement afin d’œuvrer pour la promotion de la citoyenneté, des droits de l’homme, de la démocratie et surtout d’éradiquer l’extrême pauvreté et la protection des enfants, elle ne pourra pas tout faire seule et fait donc appel aux partenaires, amis et sympathisants.

Nous comptons participer à la réflexion et à la communication sur les grands enjeux des États et contribuer à l’émergence des populations, surtout des enfants relèves de demain.

C’est ainsi, que, naturellement,  je m’intéresse la thématique de l’engagement des jeunes, leur droit et devoir pour conduire nos pays vers un changement notable. Nous entendons par changement, une gouvernance saine, des gouvernants soucieux de leur pays et de leur peuple, autrement dit des élites qui pensent à l’intérêt général avant  l’intérêt personnel et qui ont de réelles  visions et  idéaux de développement.

Nous entendons par changement, l’éveil des consciences qui puisse amener une amélioration dans nos comportements et dans nos actes.

Que tout peuple s’intéresse aux affaires politiques et soit  apte à défendre ses droits.

Que nous puissions retrouver dans nos cœurs, comme jadis, la légendaire fierté africaine, grâce à notre façon d’être et d’agir.

Nous entendons par changement, la citoyenneté, l’intégrité, l’honnêteté, le vivre ensemble, le partage, la tolérance, le travail pour que nous puissions enfin  relever la tête après avoir vaincu les problèmes liés au développement.

Ceci est notre souhait,

Ceci doit être et sera notre combat. D’où notre intime conviction que l’association VIVASFM-TOGO ne doit pas être une association de plus, mais une association qui apportera un plus.

Puisque nous sommes conscients que nous n’avons plus le droit d’échouer,

Puisque nous savons  que cette situation doit  changer et pourra changer ;

Alors,

Que  pouvons-nous faire pour que cela change ?

Chers citoyens du monde, pour ne pas dire du monde noir,

A travers cette occasion, qui sans doute nous ouvrira les yeux sur  les causes des problèmes qui nous accablent aujourd’hui, il nous sera également permis de trouver  des réponses qui nous guideront vers une solution durable

En espérant que chacun apportera sa modeste contribution, et sa participation à la contribution de nos cités, que nous aimons tous, je vous souhaite, Mesdames et Messieurs une agréable journée.

Je vous remercie.

Dzidodo Ekpeboy

Ma vie dans le village des sept conscients

Présidente de VIVAVSFM-TOGO

Délégué National ASEFCE INTERNATIONAL

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